On entend souvent que le cortisol, l’hormone du stress, est responsable de la prise de poids, surtout chez la femme. Sur les réseaux sociaux comme dans les magazines, le discours est devenu presque caricatural : si vous avez du gras abdominal ou si vous peinez à perdre du poids, le coupable serait tout trouvé.
Mais qu’en dit réellement la science? Est-ce que le cortisol explique à lui seul les fluctuations de poids? Et surtout, que peut-on faire concrètement pour soutenir son métabolisme et ses hormones sans tomber dans la culpabilité ou les raccourcis?
Le cortisol : utile ou problématique?
Le cortisol est produit par nos glandes surrénales, situées juste au-dessus des reins. Cette hormone n’est pas mauvaise en soi. Au contraire, elle est essentielle :
- Elle régule l'énergie disponible.
- Elle participe à la résolution des processus inflammatoires.
- Elle aide le corps à réagir face aux situations stressantes.
Le problème, c'est l'excès chronique. Lorsque le stress devient constant (manque de sommeil, alimentation déséquilibrée, charge mentale, surconsommation de café...), les glandes surrénales libèrent du cortisol en continu. C’est là que les effets deviennent problématiques.
Cortisol et poids : ce que disent réellement les études
Certaines recherches ont démontré que des niveaux élevés et persistants de cortisol peuvent favoriser :
- Le stockage des graisses abdominales.
- Une augmentation de l'appétit, en particulier pour les aliments riches en sucres et en gras.
- Des perturbations du métabolisme du glucose et de l'insuline.
Mais il est important de nuancer : le cortisol à lui seul ne détermine pas la prise de poids. C’est l'ensemble du contexte — alimentation, sommeil, activité physique, stress chronique — qui influence le métabolisme et le poids corporel.
Pourquoi les femmes sont particulièrement sensibles
Le système hormonal féminin est naturellement plus complexe et plus sensible aux fluctuations du stress :
- Les variations d'œstrogènes et de progestérone au fil du cycle rendent certaines phases (notamment la phase lutéale) plus vulnérables au stress.
- Les surrénales ont aussi un rôle clé lors des grandes transitions hormonales : post-pilule, préménopause, ménopause.
- Le stress chronique peut accentuer les troubles du cycle, les fringales et la rétention d'eau, créant un climat propice à la prise de poids... même en l'absence d'excès alimentaires.
Sous l'œil d'une naturopathe agréée
Dans mon bureau, je vois chaque semaine des femmes qui arrivent apeurées, persuadées que leur prise de poids est uniquement liée à leur cortisol. Elles me disent chercher des suppléments miracles qui contiennent les mots "cortisol", "control" ou "brûleur de graisses" dans le titre, convaincues que c'est la seule solution.
Et pourtant, ces clientes types repartent rarement avec plus de suppléments. Elles repartent avec des outils concrets et réalistes pour ralentir, retrouver un équilibre et sortir du mode survie. C'est, selon moi, la meilleure façon de réguler le cortisol durablement.
Souvent, cela passe par des gestes simples mais qui font toute la différence :
- Réduire la caféine, surtout en période de stress ou en phase lutéale.
- Passer plus de temps à l'extérieur, exposée à la lumière naturelle afin de réguler le rythme circadien et d’augmenter naturellement l’énergie.
- Remplacer un cours de CrossFit par un yoga doux en deuxième partie de cycle.
- Revoir la charge mentale et la répartition des tâches à la maison.
- Développer des outils concrets de gestion du stress (respiration, moments d'intention, alimentation soutenante).
On pense souvent que pour obtenir des résultats, il faut en faire plus. Mais quand il s'agit de réguler l'hormone du stress, c'est souvent l'inverse. Il faut en faire moins, lâcher prise, et revenir à l'essentiel : à soi.
Ce qu'on peut faire concrètement pour soutenir le métabolisme (au lieu de blâmer le cortisol)
Plutôt que de voir le cortisol comme un ennemi, il est plus utile d’adopter une approche globale qui soutient le système nerveux, les surrénales et l’équilibre hormonal.
Voici quelques leviers simples et concrets :
- Mieux nourrir son corps, en misant sur les bons gras, les fibres, les protéines végétales et la diversité alimentaire (les mélanges Vitalité et Élévation sont justement pensés dans cette optique).
- Réduire la surstimulation du système nerveux, en remplaçant par exemple le café à jeun par un matcha de qualité, plus doux pour les surrénales.
- Créer des rituels qui apaisent, comme respirer consciemment, bouger à faible intensité ou simplement prendre le temps de prioriser un déjeuner riche en protéines.
- Éviter la privation alimentaire stricte, qui aggrave le stress physiologique et peut faire grimper encore plus le cortisol.
Le cortisol n'est pas l'ennemi à abattre. C'est un indicateur précieux qui révèle que le corps est en mode survie... et qu'il a besoin qu'on ralentisse, qu'on le nourrisse et qu'on le soutienne.
Chez Day One, on croit qu’en choisissant les bons aliments et en créant des routines simples mais alignées avec notre physiologie, on peut agir en profondeur, sans culpabilité ni solutions extrêmes.